Ce passage maritime s’est avéré stratégique pour l’acheminement de pétrole de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, alors que le détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule, est de nouveau verrouillé par l’Iran.
Dans un entretien à l’AFP, le ministre yéménite de l’Information a estimé que l’imposition de droits de passage serait « une dangereuse escalade visant à transformer l’un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde en source permanente de financement pour les activités militaires et terroristes de la milice » houthie.
Selon lui, des renseignements récemment obtenus indiquent que les Gardiens de la Révolution, armée idéologique iranienne, les aidaient en ce sens.
« Les renseignements indiquent que des experts et conseillers des Gardiens de la Révolution sont directement impliqués dans la conception du cadre technique et administratif du projet, y compris la création d’une entité dédiée, chargée de percevoir les paiements des compagnies maritimes et des navires commerciaux », a déclaré le ministre à l’AFP.
Les Houthis, appuyés par l’Iran, sont en conflit avec le gouvernement yéménite, lui-même soutenu par Ryad.
En faisant payer le passage en mer Rouge, les Houthis s’inscrivent dans la stratégie de leur allié iranien, qui entend imposer des droits de passage à Ormuz, au coeur du contentieux avec Washington.
Dans le Golfe, ces projets suscitent de l’inquiétude car ils permettraient à l’Iran et aux Houthis de s’assurer une manne financière cruciale pour leurs activités jugées hostiles.
La semaine dernière, les Houthis ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens en mer Rouge et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.




