Les rebelles multiplient les attaques dans cette stratégique voie maritime depuis qu’ils ont annoncé, le mois dernier, un blocus de la flotte saoudienne en mer Rouge, en pleine reprise des hostilités entre les deux camps.
Quatre marins du cargo Tihamah – trois ressortissants pakistanais et un indonésien – ont péri dans une première salve qui « a provoqué un incendie à bord et causé d’importants dégâts », ont détaillé les gardes-côtes du gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale.
Puis une deuxième frappe a visé le navire alors que les secouristes menaient une opération d’évacuation, tuant deux membres des forces déployées.
Dix personnes ont également été blessées, selon le communiqué.
Le ministère des Transports, qui avait plus tôt fait état d’un bilan de quatre morts, a accusé les Houthis d’avoir frappé le cargo de « trois missiles balistiques successifs, alors qu’il franchissait le détroit ».
Il a précisé qu’il transportait des denrées alimentaires.
L’agence maritime britannique UKMTO et la société de sécurité Vanguard Tech ont également rapporté l’attaque.
Les Houthis n’avaient pas réagi dans l’immédiat.
La mer Rouge est devenue un passage vital depuis que le détroit d’Ormuz est verrouillé par l’Iran, de l’autre côté de la péninsule arabique.
Les hostilités entre les Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite ont repris le mois dernier, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l’embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran.
Outre le blocus maritime, les rebelles ont revendiqué des frappes contre des sites pétroliers dans le royaume saoudien, et au Yémen contre des bases militaires du gouvernement ainsi que contre des troupes et équipements de l' »ennemi saoudien » à Mokha.




