D’autres acteurs du secteur ont déjà transité par l’Arctique, le tout premier à l’avoir fait étant le danois Maersk en 2018.
Ce trajet par Route Maritime du Nord (RMN) est deux fois moins long que celui passant par le canal de Suez, en Egypte.
Des groupes de défense de l’environnement s’inquiète néanmoins d’effets néfastes pour les glaces de l’océan Arctique.
Des images transmises à l’AFP par la compagnie portuaire opératrice ont montré le navire, le « Dubai Tower », quitter Ningbo, dans l’est de la Chine, samedi soir.
Ce voyage inaugural, qui doit être hebdomadaire, s’inscrit dans le projet chinois de « Route de la soie polaire » et permet d’éviter une région Proche-Moyen-Orient de plus en plus instable, entre la guerre opposant Etats-Unis et Israël à l’Iran depuis fin février, et les nouvelles menaces des Houthis du Yémen en mer Rouge, en soutien à Téhéran.
L’entreprise propriétaire du bateau, Sea Legend, effectuera ce circuit jusqu’à octobre, pendant que la fonte saisonnière de l’Arctique rend la traversée possible sans brise-glace.
Le « Dubai Tower » passera par le détroit de Béring au nord-est, avant de virer à l’ouest le long des côtes nord de la Russie.
Selon un calendrier publié par Sea Legend, il doit rallier le port britannique de Felixstowe le 7 septembre, avant de passer par Hambourg, en Allemagne, puis Gdynia, en Pologne, au cours de la même semaine.
En 2025, 23 porte-conteneurs sont passés par la Route Maritime du Nord, un record, contre 15 en 2024, d’après une analyse des données de l’assureur Allianz Commercial datant de juin.
Des groupes de défense de l’environnement craignent que ces transits n’accélèrent la fonte de l’Arctique, océan glacial déjà menacé par le réchauffement climatique.
De nombreuses sociétés, dont le mastodonte français CMA-CGM, le suisse MSC et l’allemand Hapag-Lloyd, ont toutefois signé un texte de l’organisation américaine Ocean Conservancy, s’engageant à « éviter les routes de transbordement de l’Arctique », qui incluent la RMN.
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