Urbaser juge “absurde” une lourde indemnisation demandée par la Guadeloupe

Urbaser “va bien évidemment contester par voie judiciaire la réclamation du Syvade (155 millions d’euros) dont le caractère absurde n’a d’égal que la totale absence de justification qui a accompagné cette réclamation”, indique dans un communiqué le groupe, qui dépend du géant espagnol du BTP ACS.

En février 2008, le Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères (Sictom) de Guadeloupe, rebaptisé depuis Syvade, a confié à Urbaser par délégation de service public (DSP) la conception, la construction et l’exploitation d’un site de traitement des ordures.

Situé à La Gabarre, au centre de la Guadeloupe, le projet visait à traiter 170.000 tonnes de déchets par an, dont 100.000 par incinération et 40.000 en transformant les déchets en compost et en gaz.

L’ensemble, baptisé “Valorgabar”, représentait un investissement de 209 millions d’euros, dont 52 millions de fonds publics européens, 21 millions de fonds publics français et 136 millions pour Urbaser.

Selon une communication au conseil régional rédigée en juin 2013, les travaux ont “démarré partiellement” en avril 2011, mais “devant l’incapacité d’Urbaser à obtenir des banques les prêts nécessaires pour boucler le financement”, le contrat de DSP a été résilié pour faute par le syndicat de communes.

Si le Syvade demande 155 millions, Urbaser réclame lui que le contrat soit rétabli, ou à défaut, le versement de 43 millions de dommages et intérêts.

Le groupe espagnol a obtenu la nomination d’un expert judiciaire, dont l’expertise est “en cours”, précise-t-il.

Le Syvade essaie pour sa part de mener un projet similaire à bien, mais cette fois en levant des fonds lui-même. Le groupe Vinci est le dernier en lice pour décrocher la construction du site.

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