Washington n’avait pas d’informations fiables pendant l’attaque de Benghazi (Panetta)

Des troupes étaient en alerte et prêtes à être déployées si besoin mais le commandant pour l’Afrique, le général Carter Ham, ainsi que le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, et M. Panetta, ont décidé de ne pas intervenir.

« Il y a un principe de base qui est qu’on n’envoie pas de troupes face au danger sans savoir ce qui se passe, sans avoir des informations en temps réel sur les événements qui se déroulent », a expliqué le chef du Pentagone lors d’une conférence de presse.

« Cela s’est passé en quelques heures et c’était terminé quand nous avons vraiment pu savoir ce qui s’était passé », a-t-il ajouté.

L’attaque du consulat américain par une milice islamiste armée avait coûté la vie à quatre Américains, dont l’ambassadeur en Libye, Christopher Stevens.

Depuis, les républicains critiquent l’administration de Barack Obama pour son manque de préparation et de réaction.

Après cette attaque, le Pentagone a dépêché des équipes de Marines à Tripoli et au Yémen pour renforcer la sécurité des postes diplomatiques et a déployé des navires de guerre au large des côtes libyennes.

Le Pentagone et le département d’Etat mènent actuellement des enquêtes sur la gestion de cette crise, a de son côté rappelé le chef d’état-major interarmées, le général Martin Dempsey, lors de cette conférence de presse.

« D’où je me trouve, je peux vous assurer que je suis confiant dans le fait que nos forces étaient en alerte et réactives à ce qui était une situation très instable », a-t-il assuré.

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