Développer la mutualisation, en matière de défense, entre pays européens

Cette déclaration sur les vertus de la mutualisation en matière de défense entre pays européens, à l’heure où les pays de l’Union sont chacun budgétairement à la peine, semble séduisante.

Le journaliste spécialiste des questions de défense, Michel Cabirol, dans un long article paru sur le sujet, le 11 janvier dernier, dans la Tribune (www.latribune.fr), rappelle que “le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a participé en novembre 2012 à un comité directeur de l’AED, a engagé la signature de la France aux côtés de la Belgique, de l’Espagne, de la Grèce, de la Hongrie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la Pologne, du Portugal et de la Norvège pour que l’Europe se dote d’ici à 2020 d’une capacité commune d’avions multirôles de ravitaillement en vol et de transport (MRTT). Il rappelle également que le 13 décembre 2012, 26 pays membres de l’AED ont indiqué qu’ils allaient systématiquement passer en revue leurs programmes en vue de favoriser, dans le cadre d’un code de bonne conduite, le “pooling and sharing” (union et partage) des capacité de défense dans leurs prochains achats”. 

Pour le ministre de la Défense français, explique Michel Cabirol, la mutualisation est plus que jamais l’une des pistes pouvant permettre de résoudre l’impossible équation entre la situation géostratégique et la situation budgétaire. “C’est à cette seule condition, avait-il déja confié à l’Assemblée nationale en octobre 2012, que notre défense sera en mesure de répondre aux menaces futures. En effet nous ne pourrons pas y arriver tout seul, nos voisins non plus”.

Cité toujours par Michel Cabirol dans son article, le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, serait plus partagé : “La notion de mutualisation capacitaire est une auberge espagnole, comme le pooling and sharing ou la smart defenceSi j’y suis extrêmement favorable, je suis aussi très prudent. Avant de mutualiser, il faut avoir un accès garanti, ce qui relève du politique, et très bien connaître l’autre, pour ne parler que du bilatéral“. Source : www.latribune.fr

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