« L’emprise de la sécheresse continue de prendre en tenaille le nord de l’Italie », a souligné dans un communiqué l’institution.
De légères pluies ont permis une baisse des températures mercredi et jeudi, mais le retour de la chaleur est prévu dans les prochaines heures.
Et s’il ne pleut pas de nouveau, l’autorité du Pô envisage de prendre des « dispositions contraignantes », pour limiter l’irrigation par exemple, alors que la chaleur assèche les champs.
Au pied des Alpes, le lac Majeur perd 4 centimètres par jour et il est désormais vide à 48%. Dans le Piémont, « les cours d’eau sont en souffrance et l’on enregistre des difficultés pour le secteur agricole, contraint de faire des choix pour décider quelles cultures mener à la production », a indiqué l’ADBPO.
Près de Crémone, au centre de la plaine, une partie du lit du Pô était à sec vendredi, et les bancs de sable étaient de plus en plus visibles, a constaté un journaliste de l’AFP. L’eau du fleuve filait à 278 mètres cubes par seconde mercredi 1er juillet, contre 929 en moyenne ce jour-là entre 1991 et 2020.
Dans le delta du Pô, l’eau salée de la mer Adriatique a désormais remonté 25 kilomètres du cours du fleuve, empêchant en partie l’irrigation des champs. La région de Vénétie s’est déclarée jeudi en état d’urgence en raison de la sécheresse.
La vague de chaleur qui s’est abattue sur l’Europe aurait été quasiment impossible au mois de juin sans le changement climatique, selon les climatologues du World Weather Attribution.
Des records absolus de température ont été battus dans le nord de l’Italie, en Allemagne, en Pologne, ou encore en Slovaquie, et des records pour un mois de juin ont été enregistrés en France, au Royaume-Uni et en Suisse.




