Un officier des forces pro-gouvernementales dans la région de Hays, où les violences se sont déroulées entre vendredi soir et samedi matin, a confirmé que 14 soldats avaient été tués lors de « combats acharnés » qui ont aussi fait 23 blessés dans leurs rangs.
Selon cet officier, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat, les Houthis ont brièvement pris le contrôle de positions loyalistes avant d’en être délogés par une contre-attaque.
« Il s’agissait de l’attaque houthie la plus meurtrière depuis des années », a-t-il ajouté. La plupart des soldats tués ou blessés ont été touchés par des tireurs d’élite, avant que les rebelles ne tirent des drones et des obus de mortier.
Plus tôt, un autre responsable militaire avait annoncé ce bilan de 14 tués et indiqué que les assaillants avaient été repoussés après plusieurs heures de combats, subissant eux aussi des pertes dont l’ampleur n’a pas été précisée.
Les rebelles, soutenus par l’Iran, sont en guerre contre les forces du gouvernement depuis 2015 et contrôlent de larges pans du Yémen, dont la capitale Sanaa et une grande partie du nord du pays dont Hodeida sur la mer Rouge.
Ce conflit a fait des centaines de milliers de morts et provoqué une crise humanitaire de grande ampleur dans le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, même si le conflit est de facto gelé depuis une trêve négociée sous l’égide de l’ONU en 2022.
Vendredi, les rebelles ont menacé de frapper des aéroports et actifs saoudiens en cas d' »agression » de la part de l’Arabie saoudite, soutien du gouvernement. Ils ont accusé Ryad d’avoir commis une intrusion dans leur espace aérien et essayé d’empêcher un avion iranien d’atterrir.
Les médias houthis avaient plus tôt indiqué que cet avion avait atterri, ajoutant qu’il était reparti vers Téhéran avec à son bord la délégation houthie devant assister aux funérailles de l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l’offensive américano-israélienne ayant déclenché la guerre au Moyen-Orient.




