Cette annonce a été faite jeudi lors d’une réunion élargie de la Commission militaire centrale du parti au pouvoir, a indiqué l’agence de presse nord-coréenne.
Parmi les mesures militaires adoptées lors de cette réunion figurait la décision de « renforcer la force nucléaire tant sur le plan qualitatif que quantitatif et de poursuivre le plan de normalisation, de spécialisation et de modernisation des bases militaires », précise la même source.
L’infrastructure technique des systèmes de combat doit également être modernisée, et Pyongyang s’attachera à « accélérer la construction de bases navales modernes », rapporte également KCNA.
Lors de la réunion, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré que la paix et la sécurité du pays ne pouvaient être garanties que par une « armée puissante » et la neutralisation de toutes les menaces, a-t-elle poursuivi.
Plus tôt ce mois-ci, Kim Jong Un a supervisé un test d’armement du destroyer de 5.000 tonnes Kang Kon. Ce navire s’était partiellement renversé l’an dernier lors de sa mise à l’eau, avant d’être réparé.
M. Kim avait plus tôt affirmé que l’armée du pays était en train « d’équiper la marine d’armes nucléaires ».
La Corée du Nord s’est à plusieurs reprises déclarée « Etat nucléaire irréversible » depuis l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump, en raison de divergences sur la dénucléarisation du pays et la levée des sanctions qui le visent.
Le pays, isolé sur le plan diplomatique, fait l’objet de plusieurs séries de sanctions en raison d’un programme nucléaire que ses dirigeants se sont engagés à poursuivre afin de dissuader les Etats-Unis et la Corée du Sud.
Corée du Nord et Corée du Sud restent techniquement en guerre, car leur conflit de 1950-1953 s’est achevé par un armistice et non par un traité de paix. Elles sont séparées par une zone démilitarisée le long de la frontière.




