« Nous deviendrons les gardiens du détroit », a déclaré le président américain à Fox News, ajoutant que les États-Unis l’avaient surveillé « pour rien » jusqu’à présent, mais qu’ils seraient désormais indemnisés par les autres nations. « Nous allons être payés pour le protéger. Une somme importante ; nous voulons simplement être remboursés pour tout cela, pour avoir exposé nos troupes au danger. »
Donald Trump a également affirmé que Washington allait « prendre le contrôle du détroit », alors que l’Iran assure que cette voie maritime est fermée jusqu’à « nouvel ordre » après une reprise des affrontements d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril dans le conflit au Moyen-Orient.
Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, constitue un point de discorde majeur entre Washington et Téhéran.
« Nous allons prendre le contrôle du détroit. Ils n’ont rien. Ils n’ont rien du tout », a encore déclaré Donald Trump, dénonçant les méthodes des négociateurs iraniens, qu’il accuse de revenir sur des engagements pris lors de discussions marathon tenues la veille.
« Hier, ils ont tenu une réunion de 11 heures. (…) Tout avait été acté hier. Puis ils quittent la salle, rappellent et disent qu’ils doivent apporter quelques modifications », a-t-il ajouté, sans préciser la nature des changements évoqués.
De son côté, la diplomatie iranienne accuse les Etats-Unis d’être responsables du « retour de l’insécurité » dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième du brut mondial.
Téhéran a toutefois assuré lundi poursuivre les consultations avec les médiateurs qataris, pakistanais et omanais afin de « prévenir une escalade ».




