L’exercice fait partie des entraînements militaires annuels du « Han Kuang » à Taïwan, qui commenceront la semaine prochaine dans le but de préparer les troupes et la population de l’île à une potentielle attaque chinoise.
La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces et a menacé de recourir à l’usage de la force pour annexer cette île autonome qui compte plus de 23 millions d’habitants.
Pékin déploie quasi quotidiennement navires, avions de chasse et garde-côtes autour de Taïwan, revendiquant ainsi sa souveraineté, rejetée par Taipei.
Si Taïwan est confrontée à la menace d’une invasion chinoise, des responsables estiment que Pékin pourrait aussi soumettre l’île à une quarantaine ou un blocus sur l’énergie et d’autres ressources.
Dans le cadre d’opérations « anti-blocus », la marine et les garde-côtes de Taïwan mèneront « des missions de maintien de l’ordre maritime, des patrouilles en mer ainsi que des missions de sécurisation des axes stratégiques et d’escorte d’approvisionnements essentiels » dans le Pacifique occidental, a déclaré aux journalistes le major général Lu Wen-yuan, responsable du ministère de la Défense chargé des opérations et de la plannification.
« Elles seront menées avec des tirs réels, impliquant des troupes et du matériel réels… pour renforcer les capacités d’intervention et améliorer l’efficacité des opérations de défense », a-t-il précisé.
Le « Han Kuang » de cette année évaluera aussi « la capacité des usines mobilisées à assurer la production en cas de guerre » et les possibilités de délocalisation des usines miliaires et civiles dans ce cas.
Des exercices de préparation auront aussi lieu en ville pendant l’exercice militaire, prévu du 5 au 14 août, dans le cadre d’initiatives gouvernementales pour préparer l’île à une guerre éventuelle ou une catastrophe naturelle.
Le gouvernement cherche ainsi à exposer la population à la perturbation des communications.
En juin, la Chine avait mené une opération dite d' »application de la loi » dans les eaux de l’est de Taïwan, que Taipei avait qualifiée de « provocatrice » et d' »expansionnisme déguisé ».




