« Les analyses effectuées ont montré que les deux missiles balistiques détectés, provenant d’Iran, visaient la navigation maritime et sont tombés dans la mer », a indiqué le ministère de la Défense émirati dans un communiqué publié sur X, après avoir affirmé plus tôt que l’attaque avait visé le territoire.
« Le premier (missile) est tombé hors des eaux territoriales, tandis que le second est tombé dans les eaux territoriales », avait indiqué le ministère dans son premier communiqué.
Plus tôt dans la journée, le ministère de l’Intérieur émirati avait émis une alerte par téléphone appelant la population à se mettre à l’abri face à des « menaces de missiles ».
« En raison de la situation actuelle et des menaces de missiles, rejoignez immédiatement un endroit sûr dans le bâtiment sécurisé le plus proche », avait-il indiqué dans son avertissement, levé peu après.
Il s’agissait de la première alerte de ce type depuis juillet, quand un message d’avertissement avait été envoyé pour une attaque qui n’avait finalement pas atteint le territoire. Une autre fausse alerte avait également été déclenchée en juin.
Téhéran n’a pas réagi à ces accusations. Son négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a assuré mardi que le détroit d’Ormuz, crucial pour le transport maritime émirati, resterait fermé tant que Washington n’aurait pas rempli ses engagements inscrits dans le protocole d’accord de juin.
Des pétroliers de la compagnie publique émiratie Adnoc ont été ciblés à plusieurs reprises ces dernières semaines.
Durant la première phase de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, Téhéran a lancé près de 3.000 attaques sur les Emirats arabes unis, faisant de ce pays sa principale cible de représailles.
Depuis l’entrée en vigueur d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran en juin, qui a volé en éclats en juillet, les Emirats arabes unis n’ont signalé aucune attaque, contrairement à d’autres Etats du Golfe.




