C’est « un sujet qui me tient à coeur », mais un « grand oublié de la politique », a rappelé la cheffe des Ecologistes, qui a elle-même eu des difficultés à être enceinte après une fausse couche et un parcours de PMA et de FIV infructueux qui l’avait incitée à mettre en pause son projet d’enfant.
Post-partum « auquel on prépare très peu », puberté précoce, fausse couche, endométriose, maladies gynécologiques invisibilisées (comme le Syndrome ovarien métabolique et polyendocrinien), deuil périnatal, « sur tous ces sujets il y a une méconnaissance », a-t-elle souligné.
Elle qui a mis en avant sa grossesse pour « rendre hommage à tous les gens (qu’elle a) croisés » pendant son parcours de PMA, a présenté un livret « qui fourmille de propositions ».
« On veut changer d’ère pour construire une véritable politique de santé reproductive », a-t-elle insisté.
Elle a fait « le lien avec la santé environnementale », appelant à ce que la société se protège des pollutions, pesticides et perturbateurs endocriniens, et contre « les changements climatiques ».
Elle a notamment plaidé pour « le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies » (DPI-A) sur l’embryon, qu’elle est elle-même allée faire en Belgique, car il est interdit en France.
A ses côtés, l’eurodéputée Majdouline Sbaï a évoqué l’endométriose, « la pathologie la moins financée en terme de recherche », et dont le retard de diagnostic est en moyenne de 7 ans.
« Nous souhaitons diviser par deux les délais de diagnostic, former les professionnels de santé, financer la recherche, considérer l’endométriose comme une maladie chronique », a-t-elle ajouté.
« La santé environnementale est majeure dans la santé reproductive », a souligné la sénatrice Anne Souyris, insistant sur les 1.000 premiers jours des enfants et leur alimentation, et plaidant pour généraliser « l’ordonnance verte », mise en place pour les femmes enceintes par l’ancienne maire de Strasbourg Jeanne Barséghian. Ce dispositif permet une information sur les perturbateurs endocriniens et un accès à de la nourriture bio.
Les Ecologistes veulent également faire de la ménopause un enjeu de santé publique, et prendre en compte ses conséquences sur la qualité de vie et le travail.
Face au post-partum, ils souhaitent faire de la première année après la naissance une période de soin et d’accompagnement, avec « un vrai service public de l’accompagnement ».
Les Ecologistes souhaitent aussi renforcer l’éducation à la sexualité, la vaccination aux papillomavirus et mieux diagnostiquer les troubles de la puberté, et combattre également les violences gynécologiques et obstétricales.
Enfin, ils entendent faire aussi de la santé reproductive masculine une priorité.




