A son arrivée à la Fête de l’Humanité, la candidate à la présidentielle a rappelé les efforts de son parti pour parvenir à une union de la gauche dans la perspective de l’élection des 18 avril et 2 mai, et assuré que des réunions avaient commencé, en toute discrétion.
« Il y a quand même une des familles de notre camp politique qui n’a pas encore décidé quel candidat elle aurait. Et même à l’issue de leur primaire, ce sera peut être pas si clair que ça », a-t-elle déclaré à quelques journalistes. « Donc le jeu n’est pas encore exactement posé dans cette élection, on sait qu’elle ne ressemblera à aucune autre », a-t-elle ajouté.
Le Parti socialiste et le parti Place publique ont décidé d’organiser en octobre une primaire pour désigner le candidat de l’espace social-démocrate. Y participeront notamment Raphaël Glucksmann, qui fait figure de favori, Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, et Ségolène Royal, candidate malheureuse en 2007 face à Nicolas Sarkozy.
Le vainqueur de cette compétition, « on ne sait pas combien de temps il sera candidat », a estimé Marine Tondelier.
L’ex-président socialiste François Hollande prépare sa propre candidature, à l’extérieur de la primaire, et se réserve la possibilité de se déclarer à la fin de l’année si son vainqueur ne parvient pas à créer une dynamique. Il vient de publier un livre-programme, « Unir-Nouveau monde-Nouvelle gauche ».
Plusieurs leaders de la gauche doivent prendre la parole à la Fête de l’Humanité samedi, dont le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel et le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon, à qui les sondages laissent espérer une qualification au second tour de la présidentielle.




