Cette entente doit établir « la portée et le fondement des négociations détaillées », a déclaré dans un communiqué vendredi l’Agence de l’investissement pour la défense du Canada, créée en octobre 2025 par le Premier ministre Mark Carney, afin d’accélérer les acquisitions militaires du pays.
Les pourparlers entre le Canada et Saab avaient débuté le 27 mai dernier et devaient originellement porter sur l’acquisition d’au moins 40 avions radars.
Construit à partir de l’avion canadien Bombardier 6500, la production de ces six modèles GlobalEye devrait se faire au Canada, permettant d’y soutenir environ 3.000 emplois tout en dotant le pays d’appareils surveillant les espaces maritimes et terrestres et recueillant du renseignement au profit des forces armées sur le terrain.
En plus des six aéronefs, le Canada entend également acquérir les systèmes et la formation GlobalEye, pour lesquels aucun échéancier n’a pour l’heure été avancé.
« Ensemble, nous faisons progresser une capacité qui renforcera notre sécurité et créera de la valeur pour la population canadienne », a déclaré dans un communiqué le ministre de la Défense David McGuinty.
Cet accord préliminaire écarte ainsi les autres concurrents en lice, l’Aeris X de L3Harris et le E7 Wedgetail de Boeing, tous deux Américains.
Le Canada a significativement accru ses dépenses militaires en matière de défense – 65 milliards de dollars canadiens(40 milliards d’euros) au cours de la dernière année – dans un contexte de redéfinition des relations avec son voisin du sud et de recherches de nouveaux partenariats internationaux.
Le Premier ministre libéral Mark Carney, engagé dans une guerre tarifaire avec les Etats-Unis, a par ailleurs déclaré dans un entretien au New York Times cette semaine s’être préparé au « risque extrême » d’une éventuelle intervention militaire américaine sur le sol canadien.
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