Les trois navires semblent être le Talisman, sanctionné par les États-Unis et l’Union européenne ; le Leruo, sanctionné par le Royaume-Uni et l’UE ; et l’Agioi Fanendes, selon la plateforme de suivi Kpler.
Ils transportent au total 924.000 barils de gazole, selon la même source, soit environ un tiers de la consommation quotidienne de ce carburant privilégié par le secteur des transports aux États-Unis.
« Actuellement, trois pétroliers » transportant du carburant russe font route vers les États-Unis, a déclaré aux journalistes le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak. Un quatrième navire doit prendre la mer mercredi, a-t-il ajouté.
Le président américain Donald Trump a conclu ce mois-ci un accord avec son homologue russe Vladimir Poutine visant à assouplir les sanctions contre Moscou en échange de la mise sur le marché mondial de gazole russe.
Cette mesure, prise afin de faire baisser les prix des carburants pour les consommateurs américains avant les élections législatives de mi-mandat du 3 novembre, a suscité de vives critiques de la part de l’Ukraine et de ses alliés.
Le premier pétrolier transportant du gazole russe à destination des États-Unis a quitté la Russie la semaine dernière.
Les trois navires évoqués mardi ont quitté le port russe de Primorsk entre les 16 et 22 octobre et devraient arriver sur la côte est des États-Unis entre les 7 et 11 novembre, selon la trajectoire qu’ils suivent.
L’Agioi Fanendes fait route vers New York, tandis que les destinations des deux autres navires sont seulement indiquées comme se trouvant sur la côte atlantique, selon Kpler.
Les relations entre Kiev et Washington se sont détériorées depuis la conclusion de l’accord russo-américain sur le gazole.




