« On est dans une situation trop fragile pour imposer (aux entreprises) en quelque sorte, de manière autoritaire, une augmentation du SMIC de 10% » comme le demande notamment la CGT, a déclaré à la presse la candidate du RN lors d’une visite au salon Euronaval à Villepinte (Seine-Saint-Denis).
Elles « ne peuvent pas y faire face et, en réalité, on va assister à une vague de licenciements », a-t-elle prévenu, se disant, en revanche, favorable à une incitation pour les entreprises qui augmentaient les salaires de 10% « en les exonérant des charges afférentes ».
« On ne peut pas faire ça de manière coercitive parce que sinon on change de régime », a expliqué Marine Le Pen. Si on oblige les entreprises à augmenter les salaires, « on rentre dans l’URSS (et) je ne suis pas absolument convaincue de l’efficacité de l’URSS ».
Elle a toutefois estimé qu’il est possible d' »expliquer » aux employeurs « qu’il est absolument nécessaire de le faire », que c’est important de faire « attention à leurs salariés ».
Le candidat d’Horizons Édouard Philippe est aussi opposé à une augmentation du SMIC. « La solution me semble passer beaucoup plus par une meilleure organisation du travail et un temps de travail supplémentaire que par des décisions prises par l’État qui consistent à finalement imposer le versement d’argent que nous n’avons pas ou que nous n’avons pas assez « .
Les discussions doivent selon lui « relever d’une discussion entre les partenaires sociaux beaucoup plus que de décisions de l’État ».
Pour le candidat LR Bruno Retailleau, l’augmentation du SMIC constitue aussi « une mauvaise piste ». « Ce n’est pas la peine de précipiter des faillites d’entreprises », a-t-il estimé.




