Les Houthis, qui contrôlent de larges territoires du Yémen, ont décrété un blocus maritime contre l’Arabie saoudite plus tôt cette année. Depuis, certains navires prennent contact avec eux avant de traverser la mer Rouge de façon sécurisée, selon le quotidien.
Lorsqu’ils répondent, les Houthis le font généralement dans un délai de 24 heures, rapporte le journal, s’appuyant sur des témoignages de marins et des emails.
Le Wall Street Journal reproduit notamment un message dans lequel le capitaine d’un navire non identifié affirme que son bâtiment « n’a aucun lien avec Israël, le Royaume-Uni ou les États-Unis » et demande « une confirmation de passage sécurisé ».
Les navires soupçonnés d’être liés à ces trois pays, qui ont tous mené des frappes au Yémen ces dernières années, ont été à plusieurs reprises pris pour cible par les Houthis.
Dans un autre email, les combattants yéménites pro-iraniens répondent favorablement à la demande d’un porte-conteneurs chinois : « Nous espérons que vous allez bien. Nous sommes ravis que vous ayez compris les critères définissant les navires soumis à l’interdiction », écrivent-ils.
Les Houthis précisent que le navire dispose d’une autorisation de transit valable sept jours et ajoutent : « Nous vous invitons également à vous abonner à notre service d’alertes par courriel afin de recevoir les dernières informations et mises à jour. »
La fragile trêve conclue en 2022 a volé en éclats en juillet, lorsque les Houthis ont autorisé un avion iranien à atterrir à Sanaa, la capitale yéménite, défiant ainsi le contrôle exercé par l’Arabie saoudite sur l’espace aérien du pays.
Les combattants antigouvernementaux ont ensuite annoncé leur blocus contre l’Arabie saoudite et multiplié les attaques contre ses navires, son territoire et ses installations pétrolières, avant de s’emparer de l’ensemble du littoral yéménite sur la mer Rouge, renforçant ainsi considérablement leur capacité à cibler les navires empruntant cette voie maritime stratégique.




