Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio, s’est rendu vendredi sur le port de l’île de 120 hectares afin d’officialiser sa reprise en gestion communale.
C’est « la continuité d’une démarche engagée depuis de nombreuses années pour renforcer la place de la puissance publique sur l’île de Cavallo », indique le maire dans un communiqué, assurant « défendre l’intérêt général ».
La gestion de ce port et de cette île fait l’objet de contentieux judiciaires depuis des dizaines d’années, notamment sur la date de fin de la concession de la gestion du port.
« Nous avons tenté de récupérer la gestion du port dès 2008 mais le tribunal nous a débouté et nous a enjoint de respecter l’ancienne convention qui se termine le 26 juin 2026 », souligne le maire.
Une date que conteste la société du Port et qui fait l’objet d’une procédure devant le tribunal administratif de Bastia, assure-t-elle.
« Selon notre analyse, la date de fin de concession ne peut (..) intervenir avant le 1er juin 2028 au plus tôt et (..) au 1er janvier 2033 au plus tard », estime Me Yves Noël Genty pour la société du Port.
« Depuis plus de 60 ans, près de 200 familles, pour beaucoup italiennes et françaises, issues du monde des professions libérales, de l’entreprise ou des cadres dirigeants, financent intégralement, sans aucune participation des finances publiques, les infrastructures indispensables à la vie de l’île: eau potable, électricité, station d’épuration, câbles sous-marins, voiries, collecte des déchets, navettes maritimes, entretien paysager et port de plaisance », assure Roch François Colonna Cesari Della Rocca, président de la société du Port.
« Ce modèle de gestion privée constitue un cas quasiment unique en Méditerranée », insiste-t-il en appelant à trouver « une solution apaisée dans le respect du droit ».
Pour le maire de Bonifacio l’objectif est de « faire du port de Cavallo un équipement moderne, durable et ouvert » capable de « créer des richesses pour les redistribuer à la population locale ».
« Le contribuable bonifacien ne supportera pas le coût de cette infrastructure », assure-t-il, garantissant une « exploitation du port qui reposera sur ses propres ressources ».




