« Ma crainte, c’est qu’à la rentrée le syndrome de l’autruche reprenne. On doit revendiquer de maintenir cette actualité sur la table », a lancé la patronne des Ecologistes lors d’une conférence de presse après plusieurs semaines marquées par de violents incendies comme le mégafeu historique qui a ravagé la Gironde.
Elle s’exprimait aux côtés de quatre représentants de l’intersyndicale des pompiers, qui a appelé à une « mobilisation intensive » entre le 26 et le 29 septembre à Paris après une rencontre jugée décevante mi-août avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
L’intersyndicale va déposer un préavis de grève à partir du 8 septembre, date à laquelle le gouvernement doit lui présenter la mouture d’un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile.
« Ce qui s’est passé en Gironde et en France cet été était tout à fait prévisible et l’État était évidemment au courant », a martelé le représentant de la CGT-Sdis Peter Gurruchaga.
« Il va falloir que ceux qui se présentent à la présidentielle prennent leurs responsabilités », a renchéri Stéphane Lessire (Sud-Sdis), fustigeant des dirigeants qui « ont des bouchons d’oreille ».
Comme durant l’été, Marine Tondelier s’est attaquée à « l’impréparation » du gouvernement, appelant par ailleurs à la tenue d’un débat entre candidats à la présidentielle dès la rentrée au sujet de « l’augmentation des risques liés au changement climatique » et se montrant en « soutien » des pompiers « qu’on laisse souvent bien seuls ».
Elle a décliné plusieurs mesures de sa candidature comme le doublement des moyens matériels de la sécurité civile ou encore la création d’une « réserve civile climatique ». Des dispositions financées selon elle par la taxation des héritages les plus élevés qui sera fléchée vers le soutien à la Sécurité civile.
« Cela fait 30 ou 40 ans que la question de l’urgence à laquelle la Sécurité civile fait face n’est pas prise en compte » et le gouvernement « a préféré prendre l’option du mensonge et du déni », s’est agacée la députée écologiste du Bas-Rhin Sandra Regol, qui a déposé mi-juillet une proposition de loi sur le même sujet.




