Heramb Karmarkar, un ingénieur maritime de 30 ans originaire de Pune (ouest de l’Inde), était porté disparu depuis l’attaque, dimanche, du GFS Galaxy, battant pavillon chypriote.
« J’ai reçu mardi soir un appel de la compagnie propriétaire du navire m’informant que le corps d’Heramb Karmarkar avait été retrouvé par les garde-côtes omanais », a déclaré à l’AFP Manoj Yadav, du syndicat Forward Seamen’s Union of India.
« Cela s’est produit près de 60 heures après que nous avons appris qu’il était porté disparu », a-t-il précisé.
Les 23 autres membres d’équipage, dont dix ressortissants indiens, ont été secourus dimanche.
Le Commandement central de l’armée américaine (Centom) accuse l’Iran d’avoir touché le GFS Galaxy, ce qui a entraîné des représailles américaines.
Selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, l’attaque a eu lieu à 9 milles nautiques (environ 17 km) à l’est de la péninsule de Moussandam, appartenant au sultanat d’Oman, et a causé un incendie à bord, engendrant l’évacuation de l’équipage sur un canot de sauvetage.
L’Inde fournit l’un des plus grands contingents de marins pour la marine marchande mondiale, avec plus de 320.000 professionnels en activité en 2025, selon son ministère de la Marine marchande.
Le ministère des Affaires étrangères indien a jugé les attaques sur des navires commerciaux dans le Golfe « particulièrement préoccupantes ».
« La navigation libre et sans entrave (…) à travers les voies navigables internationales de la région, conformément au droit international, doit être rétablie au plus vite », a-t-il déclaré.
Le détroit d’Ormuz est vital au commerce mondial des hydrocarbures et constitue un point de discorde majeur entre Washington et Téhéran.




