Cette publication intervient dans un contexte de forte tension entre les deux pays, et alors que des responsables cubains accusent Washington de préparer le terrain politique pour une intervention contre l’île.
« Quand on pense à ce type de technologies aussi près de nous, (…) c’est préoccupant », a souligné un haut responsable américain sous couvert d’anonymat, évoquant auprès d’Axios « une menace croissante ».
Il a indiqué que Cuba avait acquis depuis 2023 des drones d’attaque auprès de la Russie et de l’Iran, et cherchait désormais à en obtenir davantage.
La relation entre les deux ennemis idéologiques est particulièrement tendue depuis plusieurs mois.
Donald Trump estime que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
Le président américain a plusieurs fois menacé de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant d’y envoyer un porte-avions.
Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington – qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane – impose à l’île depuis janvier un blocus pétrolier, n’ayant autorisé l’arrivée que d’un seul pétrolier russe.
Les Etats-Unis ont aussi annoncé début mai un durcissement des sanctions contre Cuba.
Dans ce contexte, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu jeudi à La Havane pour une réunion exceptionnelle avec de hauts responsables cubains, alors que les deux pays sont en difficiles pourparlers.
Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, avait déclaré mi-avril que son pays était « prêt » à faire face à une agression militaire américaine.
La défense civile de l’île a diffusé ces derniers jours un « guide de la famille » destiné à la « protection face à une agression militaire », selon plusieurs sites officiels provinciaux.




