Le suspect a été arrêté vendredi par la police du district de Nordland, a déclaré à l’AFP Eirik Veum, porte-parole du PST.
L’homme est soupçonné d’avoir « tenté de mener des activités de renseignement illégales dans le comté de Nordland », a ajouté M. Veum sans fournir davantage de détails.
Dimanche, un tribunal norvégien a ordonné le placement en détention provisoire du suspect pour une durée de quatre semaines.
Selon l’agence de presse NTB citant l’avocat du suspect, Tor Haug, son client nie les faits qui lui sont reprochés.
Le 7 mai, le PST avait annoncé l’arrestation d’une ressortissante chinoise soupçonnée d’espionnage de données satellitaires norvégiennes.
Des perquisitions avaient eu lieu à deux adresses, dont l’une située sur l’île d’Andøya, qui abrite notamment un site de lancement de fusées et un autre utilisé pour les tests d’armements, au-dessus du cercle polaire arctique.
Cette arrestation « reposait sur des soupçons selon lesquels une société enregistrée en Norvège servirait de couverture à une tentative d’un acteur étatique chinois d’établir une station de réception pour le téléchargement de données provenant de satellites en orbite polaire », avait alors affirmé un responsable du PST, Thomas Blom.
D’autres personnes sont soupçonnées dans cette affaire, selon le PST.
Les services de renseignement norvégiens pointent régulièrement la Chine et la Russie comme les principaux pays à risque en matière d’espionnage.
Dans son dernier rapport d’évaluation des menaces, le PST indiquait que ces deux pays étaient intéressés par l’achat de terrains à proximité d’infrastructures critiques ou d’installations militaires.




