« Le régime communiste est sous forte pression, la plus forte qu’il ait jamais connue (…) Il va tomber », a affirmé Donald Trump, ajoutant que Washington menait des négociations avec La Havane et prédisant: « La liberté arrivera à Cuba ».
La réaction de La Havane ne s’est pas fait attendre.
« Le gouvernement des Etats-Unis est incapable d’accepter que Cuba est, et a le droit d’être, un pays pleinement indépendant et souverain », a dénoncé sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, qui dirige la délégation cubaine à New York.
« Aucune des déclarations fausses proférées par le président des Etats-Unis à l’ONU et aucune calomnie ne peuvent, ni ne pourront nier ce fait », a ajouté le chef de la diplomatie.
Peu auparavant, des membres de la délégation cubaine avaient quitté la salle de l’Assemblée générale pendant l’intervention de Trump.
Le président cubain Miguel Diaz-Canel a également fustigé le « mensonge » du locataire de la Maison Blanche. « Incapable de justifier la punition infligée au peuple de Cuba et sa guerre économique génocidaire, le président des Etats-Unis répète à l’ONU que Cuba représente une menace », a-t-il regretté sur X.
Depuis le retour au pouvoir du milliardaire républicain, les relations entre La Havane et Washington se sont considérablement tendues.
Le président américain affirme que Cuba, située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis et a menacé à plusieurs reprises de « prendre le contrôle » de l’île.
Washington, qui ne cache pas sa volonté de voir un changement de régime chez son voisin et ennemi idéologique, impose depuis janvier un blocus pétrolier de facto à l’île de 9,4 millions d’habitants, ce qui a plongé le pays dans une très grave crise économique et énergétique.
S’exprimant dans l’après-midi lors d’une réunion des pays du « Bouclier des Amériques », alliance entre les Etats-Unis et des pays conservateurs sud-américains, le président américain a renchéri en soulignant que « la situation à Cuba n’a pas l’air très réjouissante » à force de pannes électriques.
Il a ensuite plaisanté sur le rôle joué par son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, farouche opposant à La Havane et dont les parents sont d’origine cubaine.
« Les parents de Marco sont nés à Cuba. C’est une histoire formidable, et il comprend tout ça. Un jour, dans un avenir proche, on va le déposer en plein coeur de Cuba », a-t-il dit provoquant les rires dans la salle.
« En revenant d’Iran, on va envoyer l’un de ces grands et magnifiques porte-avions pour l’y emmener et le déposer », a-t-il ajouté.




