« Nous poursuivons nos contacts avec les parties afin de rétablir la liberté de navigation en mer Noire, de garantir la sécurité alimentaire et d’empêcher que la guerre ne s’étende à une région plus vaste. (…) Les récentes attaques contre des navires commerciaux (…) sont inacceptables, quel qu’en soit l’auteur », a dénoncé Recep Tayyip Erdogan.
La Turquie, exaspérée par les frappes en mer Noire, a soumis un protocole d’accord aux deux pays pour mettre fin aux attaques contre les navires de commerce, dont les siens.
Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en 2022, la Turquie paye un lourd tribut: quelque vingt-cinq navires appartenant à des armateurs turcs ont été la cible d’attaques au cours de l’été, selon la Chambre turque de commerce maritime Imeak.
Ankara avait déjà réclamé début août aux belligérants la mise en place d’un « moratoire » face à la recrudescence des frappes contre les navires de commerce.
« Nous constatons que les deux parties ont des demandes et des positions difficiles à concilier », a admis samedi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, évoquant la toute récente proposition de texte d’Ankara.




