Le capitaine de 36 ans explique à l’AFP avoir repéré ce qui ressemblait à un bateau renversé, alors qu’il naviguait dans les eaux du golfe du Mexique: « On est allé vérifier, et c’était un drone », raconte-t-il.
Comme il pêchait alors avec des pilotes d’hélicoptères militaires, ces derniers ont tout de suite identifiés l’objet.
« C’est pour ça que je me suis senti plutôt confiant pour le récupérer », explique-t-il.
« On l’a ramené aux docks, pris des photos avec la pêche du jour, puis le bureau du shérif s’en est emparé, et puis à partir de là le gouvernement l’a récupéré », détaille Daniel Arsenault.
Sur une photo postée samedi sur le groupe Facebook Hot Spots Charters, les marins posent fièrement à côté de leur gigantesque prise du jour: « Super séance de 6 heures aujourd’hui avec cette équipe! Si quelqu’un cherche son drone, merci d’appeler Hot Spots! », peut-on lire comme légende.
Un porte-parole d’Eglin Air Force Base a déclaré à l’AFP qu’un drone LUCAS avait « heurté l’eau lors d’un essai de routine » le 17 septembre, quelques jours avant la partie de pêche.
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé fin 2025 le lancement d’un nouveau groupe opérationnel dans la région, équipé de ce type de drones.
Ils ont été utilisés pour la première fois en combat quelques mois plus tard, lorsque les Etats-Unis et Israël ont déclenché la guerre en Iran, le 28 février.
« Ces drones bon marché, conçus sur le modèle des drones Shahed iraniens, délivrent désormais des représailles made in USA », avait commenté le Centcom à l’époque.
Les Iraniens ont utilisé leur modèle Shahed contre les troupes américaines, modèle qui sert aussi à la Russie dans la guerre en Ukraine.




