Cet exercice fait suite à plusieurs incidents impliquant des navires soupçonnés d’avoir délibérément endommagé des infrastructures sous-marines dans le golfe de Finlande, une zone de navigation très fréquentée.
Environ 300 participants issus des gardes-frontières finlandais, de la police d’Helsinki, de l’armée finlandaise ainsi que des gardes-frontières polonais ont pris part à la dernière phase de l’exercice européen de sécurité maritime « MARSEC EU 26 », organisé pour la première fois en mer Baltique.
L’objectif de l’exercice était « d’améliorer la sécurité des câbles dans le bassin de la mer Baltique », a déclaré à l’AFP le commandant Ilja Iljin, des gardes-frontières finlandais, depuis la passerelle du brise-glace finlandais Polaris, qui servait de « navire cible » lors de cette dernière journée d’entraînement.
« Nous devons être prêts pour le prochain incident, que ce soit ce soir, dans quelques mois ou à n’importe quel autre moment », a affirmé M. Iljin.
Experts et responsables politiques ont attribué une série d’actes de sabotage présumés contre des infrastructures sous-marines à la « guerre hybride » menée par la Russie contre les pays occidentaux.
Le 31 décembre 2025, les autorités finlandaises avaient intercepté le Fitburg, un cargo de 132 mètres faisant route de la Russie vers Israël.
Le navire était soupçonné d’avoir traîné son ancre et endommagé deux câbles de télécommunications reliant la Finlande à l’Estonie.
Début septembre, le capitaine russe et un officier supérieur de l’équipage ont été jugés en Finlande, accusés de « dégradation criminelle aggravée » et d' »entrave aggravée aux télécommunications ».
Cet incident faisait suite à trois cas similaires de navires soupçonnés de sabotage d’infrastructures sous-marines en mer Baltique, le premier remontant à 2023.
« Tout cela nous a permis d’apprendre », a déclaré M. Iljin, expliquant que la Finlande et les autres Etats riverains de la mer Baltique renforçaient leur coopération.
Rasmus Fors, 29 ans, réserviste des gardes-frontières finlandais mobilisé pour l’exercice, a estimé que la situation sécuritaire rendait ces entraînements « nécessaires ».
« Je trouve formidable de voir ce type d’exercice et d’y participer, afin de savoir comment nous préparer si une telle situation devait se reproduire », a-t-il déclaré.
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