Grand Pavois: dans le sillage des bateaux, des inventions et des innovations

C’est le cas de la société Delta 10 SAS, basée à Tourcoing (Nord), qui propose une gamme de vêtements contre le mal de mer, de l’air et des transports en général. Ces vêtements, commercialisés sous la marque « Wear is my boat », ne prétendent pas pour autant régler le conflit entre l’oreille interne et l’oeil, cause principale du mal de mer et de ses nausées.

« Il s’agit d’un textile thermo-régulant composé d’une membrane de notre conception. Appliquée sur un tissu en polyester ou en polyamide, elle renvoie les infrarouges émis par le corps vers le corps. Cela a pour propriété de nous réchauffer, d’améliorer notre tonicité musculaire et ainsi d’augmenter notre stabilité », explique le cofondateur de l’entreprise, Olivier Trentesaux, qui ne souhaite pas en dire davantage sur cette invention. « Il nous a fallu trois ans de recherche et développement avec le Centre européen des textiles innovants (ndlr: lui aussi basé à Tourcoing) pour y parvenir », assure-t-il.

Selon lui, des chercheurs ont constaté qu’avant d’être nauséeux, le corps se relâche et se refroidit, à cause notamment d’un « état de passivité ». « En voiture sur une route de montagne, le conducteur n’est jamais malade. Ce sont toujours les passagers », avance-t-il.

Difficile d’évaluer la pertinence scientifique du procédé, mais ces vêtements (t-shirt, fuseau, polo ou veste) auraient « 81% d’effets positifs sur le mal de mer et 85% sur le mal des transports, voiture, train ou avion, d’après des tests effectués sur 200 personnes ». Et certains clients de passage sur le stand du Grand Pavois semblaient confirmer leur efficacité.

— Un dériveur dans un coffre de voiture —

Pour tous ceux qui vivent loin des côtes mais qui veulent tout de même posséder leur propre bateau sans payer de frais d’anneau, la designeuse bretonne Marion Excoffon a trouvé la solution: un curieux dériveur gonflable et entièrement démontable qui tient dans deux sacs transportables dans un coffre de voiture.

Long de 3,2 m et moitié moins large, équipé d’une voile de 5 ou 7 m2 pour un poids total de 50 kg, le Tiwal 3.2 (tiwal.com) est équipé d’une coque en PVC que l’on gonfle à 0,8 bar, soit le double d’un canot pneumatique. Deux adultes peuvent y embarquer sans qu’elle ne se déforme. Son mât en carbone est composé de quatre morceaux, avec un châssis en aluminium anodisé, et le Tiwal est prévu pour naviguer jusqu’à 25 noeuds de vent (environ 45 km/h).

Selon sa conceptrice, le bateau présente des qualités nautiques similaires aux dériveurs rigides classiques et son montage nécessite « moins de vingt minutes ».

A La Rochelle, les amateurs de glisse ont également pu découvrir une planche de surf électrique qui permet de remonter les vagues sans se fatiguer, pour ensuite mieux se laisser porter par elles. Inventé en 2011 par la société américaine Wavejet, cet engin est équipé d’un petit moteur électrique rechargeable atteignant la vitesse de 10 km/h. Cette innovation se décline aussi en version stand up paddle, qui peut donc être propulsée pendant une heure sans avoir besoin de pagayer.

La 43e édition du Grand Pavois a réuni environ 800 exposants venus de 35 pays, avec 82.000 visiteurs, selon les chiffres communiqués par les organisateurs, soit 10.000 de moins qu’en 2014, mais aussi une durée plus courte: cinq jours au lieu de six.

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