Le mouvement a été reconduit après une rencontre avec Christopher Gygès, vice-président du gouvernement chargé de l’Économie.
« La seule solution envisagée pour sauver l’Autorité de la concurrence, c’est (le) départ » du président, Stéphane Retterer, a déclaré auprès de l’AFP le secrétaire général de la Fédé, Steeves Teriitehau.
Le syndicat a confirmé lundi à l’AFP préparer un signalement au procureur de la République concernant des faits susceptibles de relever du harcèlement sexuel et de pressions professionnelles.
Interrogé par l’AFP, Stéphane Retterer a indiqué ne pas connaître le contenu du signalement envisagé.
« Je vais me défendre », a-t-il déclaré, refusant que son départ puisse être imposé par le syndicat. « Ce n’est pas à un syndicat d’imposer ma démission. Une telle décision relève de mon collège », a-t-il souligné.
Le syndicat affirme que 75% des agents sont concernés par des risques ou troubles psychosociaux. Un premier préavis de grève avait été suspendu le 25 août à l’issue d’une médiation faisant état d’une dégradation des relations professionnelles.
Les agents dénoncent des atteintes à l’indépendance du service d’instruction.
Un agent a ainsi affirmé à l’AFP que des rencontres ont eu lieu entre Stéphane Retterer et un représentant du gouvernement après la remise d’un rapport sur le port de Nouméa.
Il a ensuite été demandé au service de revoir ses recommandations, ce que les instructeurs ont refusé.
Stéphane Retterer ne conteste pas qu’une autre rédaction ait été souhaitée, en expliquant que « le collège voulait une autre version ».
« On veut l’arrêt de l’ingérence sur le service d’instruction de la part de la gouvernance, le maintien de l’indépendance de ce service », a insisté le secrétaire général de La Fédé,.
La crise survient alors que le gouvernement prépare une réforme de l’ACNC. M. Gygès assure qu’elle « ne remet pas en cause l’indépendance de l’Autorité par rapport au gouvernement ».




