John Daghita est accusé par les autorités américaines d’avoir détourné environ 46 millions de dollars en cryptomonnaie au gouvernement, avec lequel il était sous contrat, avant de quitter les Etats-Unis fin février.
Placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Basse-Terre depuis son interpellation le 4 mars, il attendait l’avis quant à son dossier d’extradition, étudié à huis clos par la justice française en Guadeloupe.
Le hacker présumé était « demandeur de son extradition », avait souligné auprès de la presse locale son avocate Marie-Pierre Saget-Jolivière, au moment de l’audience le 21 mai.
Repéré dans une villa de luxe à Saint-Martin début mars, il a été arrêté lors d’une « opération conjointe » entre la police fédérale américaine (FBI), la section de recherche de Saint-Martin et une dizaine de militaires du GIGN de Guadeloupe, s’était félicité sur X le patron du FBI Kash Patel, le jour de l’interpellation.
Lors de la perquisition, les agents avaient découvert une mallette remplie de dollars, de l’équipement informatique haut de gamme, plusieurs téléphones, ainsi qu’une arme de poing et avaient récupéré les 46 millions de dollars en cryptomonnaie, selon un communiqué de la gendarmerie française.
D’après le parquet de Basse-Terre, la procédure d’extradition peut durer environ dix mois.
« En réalité, il n’y a pas de délai légal », souligne auprès de l’AFP l’avocate de M. Daghita qui n’a pas voulu, « à la demande de la famille », confirmer ou non le maintien en détention de son client.
Selon des médias spécialisés, John Daghita est le fils du dirigeant d’une société américaine qui aidait le gouvernement américain à gérer les cryptomonnaies saisies.




