Ces deux pétroliers immatriculés aux Emirats arabes unis ont été pris pour cible par des missiles iraniens au large d’Oman, selon le ministère émirati de la Défense.
Longtemps bloqué après le début de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran fin février, le trafic maritime avait récemment repris dans le détroit d’Ormuz après la signature d’un accord pour mettre fin au conflit.
Mais les opérations militaires ont redémarré depuis plusieurs jours entre les deux pays, les tirs de missiles iraniens, notamment contre des navires croisant dans la région, répondant aux frappes américaines.
« Le chef adjoint de la mission iranienne à New Delhi a été convoqué ce matin au ministère indien des Affaires extérieures (MEA) pour lui faire part de (notre) vigoureuse protestation contre ces attaques », a indiqué le MEA dans un communiqué.
Un total de 30 marins indiens composaient les équipages des deux navires visés par l’Iran.
L’un d’entre eux a été tué et un autre blessés à bord du Al-Bahiyah, tandis que neuf autres ressortissants indiens ont été blessés à bord du Mombasa.
L’Inde a exprimé mardi ses « vives préoccupations » face à ces attaques, ajoutant qu’elles devaient « cesser afin de permettre la libre circulation et le commerce sans entrave dans les eaux internationales de la région ».
Le détroit d’Ormuz est vital au commerce mondial des hydrocarbures et constitue un point de discorde majeur entre Washington et Téhéran.
Donald Trump a annoncé lundi rétablir le blocus américain des ports iraniens et déclaré vouloir instaurer une taxe pour les navires souhaitant le traverser.




