La banquise d’Antarctique bat un nouveau record de fonte pour la 2e année consécutive

Paris, 16 fév 2023 (AFP) – La banquise de l’Antarctique a battu son record de fonte pour la deuxième année consécutive, avant même la fin de l’été, selon l’observatoire américain de référence, laissant le continent austral exposé aux vagues et aux vents chauds qui menacent indirectement la calotte glaciaire.

Le 13 février, l’étendue de la glace de mer autour du continent du pôle Sud « est tombée à 1,91 millions de kilomètres carrés », soit l’étendue la plus faible jamais enregistrée depuis le début des mesures satellites en 1978, selon le centre américain National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

Le précédent record avait été établi en février 2022, quand la surface de glace flottant sur l’Océan Antarctique était passée pour la première fois sous 2 millions de kilomètres carrés.

Durant les quatre dernières décennies cependant, la moyenne de glace de mer de l’Antarctique subsistant au plus fort de l’été reste toutefois stable, contrairement à la banquise du Groenland et de l’Arctique où le réchauffement climatique provoque une fonte de plus en plus forte.

Le cycle en Antarctique (fonte en été, reformation en hiver) subit en effet d’importantes variations annuelles. Ainsi, « quatre des cinq minima annuels les plus élevés se sont produits depuis 2008 », souligne le NSIDC. Ces bonnes années-là, la surface de banquise dépassait 3,5 millions de km2 au plus fort de la fonte estivale.

Mais la fonte élevée constatée depuis 2016 laisse craindre qu’une tendance significative à la baisse soit en train de se mettre en place pour la première fois.

La fonte de la banquise n’a pas d’impact immédiat sur le niveau de la mer, car la banquise se forme par congélation de l’eau salée déjà présente dans l’océan.

Mais « l’absence de banquise sur une grande partie de la côte de l’Antarctique expose les barrières de glace qui bordent la calotte glaciaire à l’action des vagues et à des températures plus élevées », alerte le NSIDC.

Or la calotte glaciaire — épais glacier d’eau douce qui recouvre l’Antarctique — est particulièrement surveillée par les scientifiques car elle contient suffisamment d’eau pour provoquer une montée du niveau des océans catastrophiques si elle venait à fondre.

Par ailleurs, une couverture moins importante de glace de mer, dont la surface blanche réfléchit le soleil, augmente le réchauffement des océans, accentuant les effets du changement climatique causé par l’activité humaine.

« Le minimum annuel de couverture a été atteint entre le 18 février et le 3 mars ces dernières années, ce qui laisse présager une nouvelle baisse » d’ici la fin de l’été austral, marqué par des températures extrêmes au Chili et en Argentine, avertit le NSIDC.

Les Infos Mer de M&O

Un « Thanksgiving » un peu… électrique au Pôle Sud

Par Eric Chevreuil,  Français de Los Angeles en mission sur une base américaine en Antarctique.   *** Pour nous, Thanksgiving tombe le samedi. Le premier Thanksgiving daterait...

Au cœur de la station Amundsen Scott

Le C-130 de McMurdo n’a eu de cesse de reporter son départ à cause de la météo. Finalement, il est parti à 21h00...

La station Amundsen-Scott

La station américaine Amundsen-Scott est l’habitation terrestre la plus au sud de notre planète, et non, nous n’y vivons pas la tête en...

La Fondation Jacques Rougerie missionnée pour construire le premier musée de Tuvalu

À l’occasion de la COP30, un projet inédit et hautement symbolique a été dévoilé au Climate Mobility Pavilion : la création d’un Musée pour Tuvalu, conçu pour préserver la mémoire, l’identité et le patrimoine d’un pays menacé par la montée des eaux. Au cœur de cette initiative mondiale : la Fondation Jacques Rougerie – Académie des Beaux-Arts, reconnue pour son expertise unique en architecture biomimétique et océanique.

15 novembre 1634 : premier règlement de discipline de la Marine par le cardinal de Richelieu

Dès que la capitulation de la Rochelle, en 1628, eut délivré le cardinal de Richelieu de son principal souci, il résolut de créer...

Carine Tramier, Présidente du Corimer : « Innover, c’est s’adapter et transformer la contrainte en opportunité ! » Les Grands fonds marins – 1

Où en sommes-nous ? L'innovation, pour l'industrie navale et maritime, est un moteur de l'innovation. Pour les grands fonds, l'acquisition des connaissances sur les...

Plus de lecture

M&O 288 - Septembre 2025

Colloque Souveraine Tech du 12 sept 2025

Alors qu'il était Premier Consul, Napoléon Bonaparte déclara le 4 mai 1802 au Conseil d'État, "L’armée, c’est la nation". Comment ce propos résonne t-il à un moment de notre histoire où nous semblons comprendre à nouveau combien la nation constitue et représente un bien à défendre intelligemment ? Par ailleurs, si la technologie est le discours moral sur le recours aux outils et moyens, au service de qui ou de quoi devons-nous aujourd'hui les placer à cette fin, en de tels temps incertains ? Cette journée face à la mer sous le regard de Vauban sera divisée en tables rondes et allocutions toniques.

ACTUALITÉS

Le Bénin et la mer

Découvrez GRATUITEMENT le numéro spécial consacré par Marine & Océans au Bénin et la mer

N° 282 en lecture gratuite

Marine & Océans vous offre exceptionnellement le numéro 282 consacré à la mission Jeanne d’Arc 2024 :
  • Une immersion dans la phase opérationnelle de la formation des officiers-élèves de l’École navale,
  • La découverte des principales escales du PHA Tonnerre et de la frégate Guépratte aux Amériques… et de leurs enjeux.
Accédez gratuitement à la version augmentée du numéro 282 réalisé en partenariat avec le Centre d’études stratégiques de la Marine et lÉcole navale

OCÉAN D'HISTOIRES

« Océan d’histoires », la nouvelle web série coanimée avec Bertrand de Lesquen, directeur du magazine Marine & Océans, à voir sur parismatch.com et sur le site de Marine & Océans en partenariat avec GTT, donne la parole à des témoins, experts ou personnalités qui confient leurs regards, leurs observations, leurs anecdotes sur ce « monde du silence » qui n’en est pas un.