Ce déploiement a eu lieu « au cours des derniers jours », après la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping à Pékin, a expliqué Joseph Wu, chef du Conseil de la sécurité nationale taïwanaise, sur X.
« Dans cette partie du monde, la Chine est le seul et unique problème qui sabote le statut quo et menace la paix et la stabilité régionales », a-t-il déploré.
Dans son message sur X, Joseph Wu a partagé une carte datée du 23 mai montrant le « déploiement maritime de la Chine », avec des navires de la marine et des garde-côtes chinois disséminés sur la mer Jaune, au large de la péninsule coréenne, jusqu’à la mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental.
Un responsable de la sécurité taïwanais a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que des navires chinois avaient été détectés avant le sommet de Pékin, mais que leur nombre avait dépassé la barre des 100 ces derniers jours.
La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.
Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force. Elle a intensifié sa pression militaire sur Taïwan ces dernières années, déployant presque quotidiennement des chasseurs et des navires de guerre autour de l’île.
– Drapeaux américains –
Plusieurs milliers de personnes, dont certaines brandissaient des drapeaux américains et taïwanais, ont défilé samedi à Taipei, la capitale taïwanaise, pour soutenir le projet du gouvernement d’augmenter les dépenses de défense.
Les remarques de M. Wu interviennent après que Donald Trump a évoqué mercredi « le problème de Taïwan » lorsque la presse lui a demandé s’il parlerait au président taïwanais Lai Ching-te, notamment dans le contexte d’une vente d’armes que les États-Unis pourraient effectuer à Taïwan.
« Je parlerai avec (M. Lai). Je parle avec tout le monde », a assuré Donald Trump à des journalistes qui l’interrogeaient sur l’éventualité d’une telle conversation – une ligne rouge pour Pékin. « Nous allons travailler (sur) le problème de Taïwan », a-t-il également promis.
Sous la pression des États-Unis, le gouvernement du président Lai Ching-te avait proposé des dépenses de défense supplémentaires de près de 40 milliards de dollars, incluant des armements américains et des drones fabriqués localement.
Mais cette proposition a été bloquée par le Parlement, contrôlé par l’opposition, qui n’a approuvé que 25 milliards de dollars de dépenses, pour des armes américaines uniquement.
Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse que la « position de ferme opposition aux ventes d’armes américaines à la région de Taïwan de la Chine est constante, claire et déterminée » de la part de Pékin.




