« Il y a eu plus de peur que de mal », a déclaré à l’AFP Romain Troublé, directeur de la Fondation Tara Océan.
Après trois mois passés à étudier le corail en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la goélette était au mouillage près de la ville de Wewak (Nord), dans la nuit du 20 août, lorsqu’une dizaine d’hommes a fait irruption à bord.
Armés de fléchettes, couteaux et armes à feu, les assaillants ont volé une demi-douzaine d’ordinateurs et un smartphone, évalués entre 25.000 et 40.000 euros, avant de prendre la fuite à bord d’un bateau à moteur.
« Bien que sidérées, toutes les personnes à bord sont saines et sauves, malgré quelques lésions superficielles pour l’une d’entre elles », a précisé la Fondation Tara dans un communiqué.
« Le sang-froid de l’équipage a été au rendez-vous », a salué M. Troublé.
Le voilier a quitté le pays le lendemain comme prévu, pour se diriger vers l’archipel des Palaos. « Toutes les donnés de la mission avaient été sauvegardées. On n’a rien perdu », a ajouté M. Troublé.
Le voilier doit sillonner jusqu’en 2027 les eaux du « Triangle du Corail » une région de 5,7 millions de kilomètres carrés, bordée par les Philippines, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour étudier la résistance des récifs coralliens au réchauffement climatique.
Une cellule psychologique a été mise en place pour les 10 membres d’équipage présents lors de l’attaque. Ils seront relevés, comme prévu, lors de l’escale aux Palaos.
C’est la première fois en 23 ans et « environ 500.000 km parcourus » que la goélette est victime de ce genre d’attaque, selon Romain Troublé, qui a évoqué un « acte de brigandage ».
En droit international, les actes de brigandage sont des vols à main armée intervenus dans les eaux territoriales d’un État, au contraire des actes commis en haute mer qui relèvent de la piraterie.
La ministre déléguée chargée de la Francophonie, Éléonore Caroit, a exprimé sur X sa « solidarité avec l’équipage de la goélette Tara, victime d’un vol à main armée ». « Heureuse de les savoir sains et saufs, en route vers Palaos », a-t-elle ajouté.




