L’opération a été menée du 12 au 21 mai par le Groupe d’intervention sous la mer (GISMER) de la marine nationale, à l’aide du robot sous-marin téléopéré (ROV) Diomede.
Les opérations ont permis de réaliser une expertise complète de l’épave et ont notamment révélé « la présence de deux fissures susceptibles de laisser échapper des hydrocarbures », a expliqué la préfecture maritime dans un communiqué.
« L’intervention a permis de mettre en place des dispositifs d’obturation sur les brèches identifiées de manière à empêcher la libération des hydrocarbures vers le milieu naturel », a-t-elle précisé.
En janvier, des oiseaux souillés par un fioul présentant des similitudes avec celui du pétrolier Erika, échoué en 1999 au large de la Bretagne, avaient été retrouvés sur les plages du Finistère.
Leurs plumes avaient été analysées par le centre spécialisé dans les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), qui avait confirmé « de fortes similitudes » avec le fioul de ce pétrolier.
Les deux morceaux de l’épave de l’Erika, éloignés de 10 km l’un de l’autre, gisent à environ 120 mètres de profondeur, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la pointe de Penmarc’h (Finistère).
Le 12 décembre 1999, l’Erika, affrété par Total, avait sombré en libérant environ 20.000 tonnes de fioul lourd qui avaient souillé les côtes françaises sur environ 400 kilomètres, provoquant la mort de 150.000 à 300.000 oiseaux.
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