« Il s’agira de la première visite officielle d’un Premier ministre canadien dans l’archipel, symbole de la force de la relation qui unit nos deux pays », a indiqué la présidence française, confirmant une information de La Tribune Dimanche.
L’archipel, situé à une vingtaine de kilomètres des côtes de Terre-Neuve, à l’extrémité est du Canada, compte trois îles, liées par des isthmes sableux, et 6.000 habitants. Emmanuel Macron s’y arrêtera sur le chemin de New York, où il doit assister à l’Assemblée générale de l’ONU.
« La France et le Canada partagent les mêmes valeurs de liberté, de démocratie, d’Etat de droit et de respect de la souveraineté des nations », a souligné la présidence française.
« Dans un monde marqué par le retour des rapports de force, les tensions géopolitiques et de nouvelles dépendances, la France et le Canada partagent une même ambition: travailler ensemble, et avec tous les pays qui partagent ces valeurs, renforcer leur capacité à décider, et à agir par eux-mêmes », a-t-elle ajouté.
Le président américain Donald Trump a déclenché une nouvelle polémique en postant lundi sur ses réseaux sociaux une « carte » couvrant du drapeau des Etats-Unis les territoires du Canada, du Groenland – qu’il convoite aussi ouvertement – du Mexique et des Antilles.
Englobant au passage plusieurs territoires français ultramarins, Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélémy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.
L’archipel français de l’Atlantique nord a déjà été le théâtre de tensions avec les Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la France était sous occupation allemande.
En décembre 1941, les Forces françaises libres du général de Gaulle en prirent le contrôle, malgré l’opposition du président américain Franklin D. Roosevelt, qui souhaitait maintenir le statu quo avec le gouvernement du maréchal Pétain à Vichy.
La dernière visite d’un président français sur ces îles stratégiques, situées à 4.300 kilomètres de la métropole, remonte à François Hollande en 2014.
Emmanuel Macron y est attendu du 19 au 21 septembre. Il se sera ainsi rendu dans la quasi-totalité des douze territoires français d’outre-mer, à l’exception de Wallis-et-Futuna et des Terres australes et antarctiques, avant son départ de l’Elysée en 2027.
Le chef de l’Etat évoquera aussi avec élus et acteurs économiques locaux la situation de l’archipel, en première ligne face au réchauffement climatique, et ses « perspectives de développement ».
Confronté à la disparition de la banquise côtière, le village de Miquelon a dû se résoudre à un déménagement inédit. Ses 600 habitants sont considérés comme les premiers réfugiés climatiques de France.
Le président « évoquera notamment l’essor de secteurs stratégiques comme le spatial, la pêche, le numérique ou l’économie bleue (les activités liées à la mer, NDLR) », a précisé l’Elysée.
MM. Macron et Carney travailleront aussi « à renforcer les liens entre l’archipel et le Canada, à faciliter les échanges et à soutenir son développement, notamment dans les domaines économique et humain ».




