Le secteur du transport routier, déjà fragilisé par l’inflation et la dégradation de l’activité économique, a été freiné en début d’année par les blocages des agriculteurs.
Le ministère des Transports « aura à incarner une position forte face à l’urgence que suppose le contexte économique, social et politique actuel, particulièrement instable », a prévenu jeudi soir l’Organisation des transporteurs routiers européens.
Les patrons routiers demandent notamment le « maintien d’une fiscalité équitable », s’opposant « fermement à toute hypothèse de généralisation de l’écotaxe régionale sur le transport routier ».
« Dans un contexte économique difficile, nos entreprises font face à une très forte concurrence européenne et à un mur d’investissements liés à leur transition énergétique », a ajouté l’Union des Entreprises de Transport et de Logistique.
Le ministre est également attendu par les chauffeurs VTC qui demandent des conditions de travail « équitables » par rapport à celles des taxis.
Les taxis, de leur côté, sont en guerre contre la nouvelle loi de finance de la Sécurité sociale, qui mutualise les trajets des patients médicalisés.
Patrice Vergriete devra s’attaquer aux nombreux dossiers laissés par son médiatique prédécesseur, Clément Beaune: tarifs de la SNCF, voiture électrique à 100 euros par mois, péages autoroutiers, essor du vélo, régulation des jets privés, projets de « RER métropolitains »…
Sans oublier le volet transports des JO de l’été ou la désignation des projets autoroutiers que le gouvernement compte abandonner ou continuer.
L’ex-maire (divers gauche) de Dunkerque s’était illustré en rendant les bus gratuits dans sa ville, une solution contestée alors que les transports manquent de financement.
Avant de devenir ministre du Logement, en 2023, il avait assuré pendant quelques mois la présidence de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit).