« Les Emirats arabes unis ont fermement condamné et dénoncé l’attaque hostile iranienne qui a visé deux navires affiliés à ADNOC alors qu’ils traversaient le détroit d’Ormuz, aucune blessure n’ayant été signalée », a indiqué le ministère des Affaires étrangères émirati dans un communiqué.
« Le ciblage de la navigation commerciale et l’utilisation du détroit d’Ormuz comme outil de coercition ou de chantage économiques représentent des actes de piraterie commis par le corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran, et constituent une menace directe pour la stabilité de la région, de ses peuples, ainsi que pour la sécurité énergétique mondiale », a-t-il écrit.
Abou Dhabi demande à l’Iran de « rouvrir complètement et sans condition le détroit d’Ormuz afin de préserver la sécurité régionale et de maintenir la stabilité de l’économie et du commerce mondiaux ».
L’attaque a eu lieu jeudi soir, selon l’agence WAM, qui cite la compagnie.
Un cinquième du pétrole mondial transitait avant le début de la guerre au Moyen-Orient par le détroit d’Ormuz, qui relie le Golfe – dont les Emirats sont riverains – à l’océan Indien.
Ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, tandis que les Etats-Unis ont soumis les ports iraniens à un blocus.
Téhéran exige des navires une autorisation et veut imposer à terme des frais de service, ce à quoi s’oppose fermement Washington.
Le président américain Donald Trump a assuré mercredi que les Etats-Unis avaient un contrôle « total » du détroit d’Ormuz, une affirmation qualifiée jeudi de « mensonges » et d' »inventions » par l’armée iranienne.




