Les garde-côtes russes montent à bord du brise-glace de Greenpeace en Arctique

“Quatre membres des garde-côtes russes sont montés à bord du bateau sans permission après que le groupe a déployé des bateaux gonflables avec des bannières où il était écrit +Sauvons l’Arctique+ près du navire d’exploration pétrolière Geolog Dmitri Nalivkine”, actuellement exploité par le groupe pétrolier russe Rosneft et son partenaire américain ExxonMobil, a annoncé Greenpeace dans un communiqué.

L’ONG avait défié les autorités russes samedi en envoyant son bateau, l’Arctic Sunrise, dans l’Arctique, par la route maritime du Nord, sans en avoir obtenu d’autorisation.

L’Arctic Sunrise s’est dirigé vers la Mer de Kara où plusieurs bâtiments travaillant pour Rosneft et ExxonMobil mènent des tests sismiques en vue d’un forage en mer à proximité du Parc national arctique russe.

Dimanche, les garde-côtes ont averti l’ONG qu’ils monteraient à bord de leur bateau pour mener une inspection et avaient demandé au bateau de quitter la zone.

Le ministère russe des Transports a accusé l’équipage du brise-glace à pavillon néerlandais de violer “grossièrement” les lois russes et internationales, et demandé au ministère des Affaires étrangères de se mettre en contact avec les autorités maritimes néerlandaises.

Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a déclaré dimanche que le droit de Greenpeace à manifester pacifiquement était “incontestable”.

De son côté l’organisation écologique a qualifié la réaction de la Russie “de tentative masquée de réprimer une manifestation pacifique”.

Établi en 2009, le parc naturel proche de la zone de forage abrite des espèces menacées comme la baleine boréale et constitue un espace important de reproduction pour les ours polaires.

Rosneft, dirigé par Igor Setchine, un proche du président Vladimir Poutine, affirme que ses opérations en mer sont “totalement sécurisées”.

La Russie et les États-Unis espèrent que la fonte des glaces de l’Arctique, consécutive au réchauffement climatique mondial, leur permettra d’exploiter les immenses ressources de gaz et d’hydrocarbures que la région est réputée receler.