« Se réfugier derrière un faux pacifisme qui renvoie dos-à-dos l’agressé et l’agresseur est indécent. A fortiori quand la Russie escalade en Europe, en multipliant les attaques contre nos sociétés, avec ses drones, ses cyberattaques et ses ingérences », a écrit sur X la patronne des Ecologistes.
« Soyons collectivement à la hauteur. Et arrêtons de trouver des excuses à l’agresseur, qui n’attend que ça et observe de près les prises de position des différents candidats à la présidentielle française, dont on sait qu’elle sera déterminante sur le sujet », a-t-elle ajouté.
Mercredi, lors d’une conférence de presse, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé qu’il fallait « peut-être se demander » si l’intensification de la menace russe en Europe n’était pas liée aux « tirs en profondeur que fait l’Ukraine » sur le territoire russe.
« Ce n’est pas pour excuser la Russie puisque dès qu’on dit une parole de bon sens et de raison, on se voit accuser d’être des déserteurs du combat. Mais tout de même, qui peut imaginer qu’un pays laisse sa propre capitale être attaquée et n’apporte aucune réponse à une situation pareille? Ça n’existe pas. Même si la Russie est l’envahisseur de l’Ukraine », a ajouté M. Mélenchon.
Pour l’élection présidentielle de 2027, les Insoumis, dont le candidat est largement en tête des sondages à gauche et parfois même donné aux portes du second tour, espèrent compter sur le soutien des Ecologistes.
Mais ces derniers présentent pour l’instant la candidature de Marine Tondelier.
Et malgré leurs convergences sur de nombreux sujets avec les Insoumis, ils pointent aussi des divergences, notamment sur les questions internationales comme l’Ukraine, sujet sur lequel LFI est régulièrement accusée de complaisance avec le régime de Vladimir Poutine.




