« Que se passe-t-il dans ce pays ? », interroge Mme Tondelier dans un communiqué, alors qu’un jeune de 15 ans « a eu l’avant-bras arraché jusqu’au coude ce matin à Lens, devant son lycée, par une grenade de désencerclement », affirme-t-elle.
Le préfet du Pas-de-Calais a indiqué lundi matin que le lycéen avait eu la main arrachée lors d’une manifestation à Lens. Une source policière a précisé que le lycéen aurait voulu ramasser une grenade de désencerclement pour la relancer et qu’elle lui aurait explosé dans la main, ce que dément Mme Tondelier, citant des élus de Lens.
La candidate des Ecologistes à la présidentielle, qui a accouché le 18 septembre d’un petit garçon, indique « suspendre » son congé maternité pour se rendre mardi matin auprès des lycéens du Pas-de-Calais, où elle est élue, puis dans l’après-midi dans la manifestation parisienne.
Elle appelle à « réformer nos lycées mais aussi la doctrine de +maintien de l’ordre+ » et juge que « le fait que le ministre de l’Intérieur ne donne aucune consigne de retenue aux policiers est une faute politique grave et la preuve d’un manque d’humanité affligeant ».
« Politiques de tous bords, nous ne pouvons accepter que nos enfants soient en danger lorsqu’ils portent dans le calme des revendications légitimes et qui ne sont que l’écho de celles de la société », ajoute-t-elle, jugeant que « ce gouvernement doit le comprendre ou démissionner ».
Elle appelle par ailleurs « un maximum de parents et d’élus » à se mobiliser « pour protéger nos enfants ».
Le procureur de Béthune a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour que « toute la lumière soit faite » sur les faits.
« Les jours de mobilisation se succèdent et les blessures irréversibles de mineurs aussi », déplore Mme Tondelier.
Un lycéen a notamment perdu l’usage d’un oeil la semaine dernière après des incidents survenus lors du blocage d’un établissement à Tours. Les lésions à l’oeil du lycéen sont « compatibles avec l’impact d’une balle de défense de type LBD », selon la procureure.




