« Il y a des choses qui vont se mettre en place immédiatement », a déclaré Frédéric Poisot, à l’issue d’une réunion dans les locaux de la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM), sans donner plus de détails.
Devant s’achever à l’horizon 2036, la convergence sociale est prévue par la loi de refondation de Mayotte promulguée en août 2025. Elle a pour but d’aligner la législation sociale du territoire sur celle du droit commun.
Depuis le 1er janvier 2026, le Smic mahorais est égal à 87,5% de celui de l’Hexagone, et doit augmenter de 2,5% par an jusqu’en 2031.
« La prime d’activité va prendre plus de 120 euros par mois très rapidement », a assuré jeudi Frédéric Poisot.
La première étape de sa revalorisation doit intervenir cet été, d’après un document officiel consulté par l’AFP. Des avancées qui vont pouvoir améliorer immédiatement le quotidien des habitants du 101e département français, selon le préfet de Mayotte.
Plusieurs directeurs d’administrations centrales sont venus dans le département cette semaine pour présenter le projet d’ordonnance organisant la mise en oeuvre de la convergence sociale.
« Il y a beaucoup d’attentes qui ne seront peut-être pas immédiatement satisfaites, puisqu’on a un calendrier qui s’étire », a toutefois prévenu M. Poisot.
L’alignement se fera en effet progressivement. Ainsi, les assurés mahorais bénéficieront du régime général de la sécurité sociale à partir de 2028, d’après le document du gouvernement consulté par l’AFP.
Dans le département le plus pauvre de France, le RSA sera également aligné à celui de l’Hexagone d’ici 2031, permettant par exemple à un couple avec trois enfants de recevoir 1.629,24 euros par mois à l’issue de la convergence, contre 782,06 euros aujourd’hui. La hausse des cotisations, elle, commencera en 2028.




