Le TCG Isin, un navire de recherche et de sauvetage emmenant un véhicule sous-marin télécommandé et un sonar à balayage latéral, tout deux efficaces jusqu’à 1.000 mètres de profondeur, a rejoint la zone du naufrage dans la matinée, a indiqué le Premier ministre de la RTCN, Ünal Üstel.
« Notre priorité absolue est de retrouver les disparus », a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse locale TAK.
Le chef du gouvernement avait précisé lundi que 18 Turcs, dont des enfants, figuraient parmi eux, les deux autres étant originaires de la RTCN.
Les corps de huit passagers turcs du Filo Jet, un catamaran dit « perce-vagues » reliant la RTCN à la Turquie, ont déjà été repêchés dans les heures suivant le naufrage, dont les causes restent à déterminer.
Le capitaine, placé en détention provisoire avec sept membres d’équipage et un cadre de la compagnie, a affirmé à un juge que la proue du navire s’était brisée sous l’effet des vagues peu après son départ de Kyrenia (Girne, en turc), sur la côte nord de la république autoproclamée.
Le bateau, qui se dirigeait vers le port turc de Tasucu (sud), a coulé dimanche après-midi et repose désormais à plus de 500 mètres de profondeur, à quelques milles des côtes nord de la RTCN.
Un deuxième navire militaire turc doit arriver mercredi, selon les autorités.
La RTCN, reconnue uniquement par la Turquie, a proclamé son indépendance en 1983, neuf ans après l’invasion par l’armée turque du nord de Chypre, à la suite d’un coup d’Etat nationaliste chypriote soutenu par la Grèce.
Elle occupe environ un tiers de l’île méditerranéenne.




