Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, une série de discussions s’est tenue vendredi et samedi à Téhéran entre les vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays.
Les côtes iraniennes et omanaises donnent toutes deux sur le stratégique détroit d’Ormuz, devenu l’un des principaux enjeux de la guerre au Moyen-Orient depuis que Téhéran a décidé de verrouiller le passage, en représailles à l’offensive américano-israélienne fin février.
Avant le conflit, un cinquième du commerce mondial des hydrocarbures transitait par le détroit. Il a été brièvement rouvert après la signature d’un protocole entre l’Iran et les Etats-Unis mi-juin, puis reverrouillé quand cet accord a volé en éclats avec la reprise des affrontements moins d’un mois plus tard.
Téhéran a plusieurs fois affirmé que la situation du détroit à l’avenir ne serait plus la même qu’avant la guerre, et veut désormais imposer des frais de service, tandis qu’Oman maintient le flou. Il a aussi
Réunie début juillet à Londres, l’Organisation maritime internationale (OMI) avait estimé que les Etats devaient rejeter les tentatives de l’Iran d’exercer une souveraineté sur le détroit d’Ormuz, ainsi que la décision « unilatérale » de Téhéran de créer une autorité chargée d’y superviser le trafic maritime.
L’Iran et Oman ont déjà tenu des discussions sur le sujet ces derniers mois, sans aboutir à de résultats concrets pour l’instant.
Les discussions, qualifiées d' »utiles » par M. Baghaï, ont porté sur « des principes communs et des mécanismes opérationnels pour assurer un passage maritime sécurisé du détroit tout en respectant les droits souverains des deux Etats » sur leurs eaux territoriales, a indiqué le ministère.
L’Iran n’autorise qu’un itinéraire, le long de ses côtes, et la mise en place d’une route omanaise en juin avait suscité sa colère, provoquant une série d’attaques.
Selon la télévision d’Etat dimanche, les forces navales iraniennes ont stoppé six navires qui tentaient de franchir le détroit sans leur aval dans les dernières 24 heures.




