Pas de présence accrue de l’Otan dans l’Arctique, selon son chef

“Nous n’avons aucunement l’intention que l’Otan augmente sa présence et son activité dans le Grand Nord”, a dit M. Fogh Rasmussen à l’issue d’une visite de deux jours dans le nord de la Norvège.

Présumé abriter 90 milliards de barils de pétrole et à 30% du gaz naturel non découvert dans le monde, une manne de plus en plus accessible grâce à la fonte accélérée de la banquise, l’Arctique est au coeur des convoitises des Etats-riverains mais aussi au-delà, de pays comme la Chine lorgnant la région avec intérêt.

Plusieurs Etats, comme la Russie, le Canada et les Etats-Unis, ont déjà annoncé un renforcement de leur présence militaire sur place pour y faire valoir leurs droits.

Voisine de la Russie, la Norvège a fait du Grand Nord une de ses priorités et essaie depuis plusieurs années d’attirer l’attention de ses partenaires de l’Otan et de l’UE sur la région.

“La Norvège a, comme tous les autres alliés, l’attente légitime que la défense collective de l’Otan couvre tous les territoires de l’Otan, y compris bien entendu le nord de la Norvège”, a ajouté M. Fogh Rasmussen lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg.

“L’Arctique est un milieu difficile. La coopération y paie, pas la confrontation. Je suis confiant que l’on verra la coopération y continuer”, avait-il aussi écrit la veille sur Twitter.

Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’Arctique, forum international comprenant huit Etats autour des questions liées à la gestion de la région, doivent se réunir le 15 mai à Kiruna, ville du nord de la Suède.

Ils doivent notamment se prononcer sur la demande de plusieurs Etats et organisations –Chine, Inde, Japon, Singapour, Corée du Sud, UE, Italie– d’être admis comme observateur, un statut dont disposent déjà plusieurs pays, dont la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

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