Au cours des derniers mois, des centaines de migrants, pour la plupart originaires du Sénégal, de Gambie et du Mali, ont été secourus au large des eaux mauritaniennes, mais des centaines sont aussi morts ou portés disparus en mer après des naufrages.
La pirogue en bois transportant ces candidats à l’immigration clandestine, partie de Gambie, transportait 315 personnes, dont « 191 personnes originaires du Sénégal, dont trois femmes et 29 enfants, et 123 personnes originaires de Gambie, dont 40 femmes et 11 enfants », ainsi qu’une personne originaire du Mali, précise le communiqué.
« Parmi ces personnes figurent des hommes, des femmes et des mineurs, y compris des nourrissons, se trouvant dans une situation humanitaire difficile », indiquent les gardes-côtes.
Le sauvetage a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi au large du port de pêche de Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie.
Selon un responsable des gardes-côtes interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat, l’embarcation était à la dérive quand elle a été secourue.
Mi-août, 42 migrants originaires de Gambie et du Sénégal, dont des femmes et des enfants, avaient été secourus par les gardes-côtes mauritaniens alors que leur embarcation dérivait après un problème de moteur.
A la recherche d’un avenir meilleur en Europe, et au péril de leurs vies, nombre d’exilés africains sont forcés d’emprunter la voie clandestine, les pays européens ayant drastiquement restreint la délivrance de visas et contrôlant de plus en plus leurs frontières.
Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années cette migration clandestine depuis les côtes de leurs pays en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique pour gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.
Des milliers de personnes sont mortes ou disparues en tentant de rejoindre ainsi l’Europe ces dernières années.




