« Tant que le bébé n’est pas là, tant que vous n’avez pas accouché, tant que vous n’avez pas pris connaissance de ce bébé, de voir comment il va physiquement, psychiquement, c’est difficile de se projeter », a reconnu sur France 2 Mme Tondelier, enceinte de huit mois et demi.
« Même en campagne présidentielle, ce bébé sera ma priorité, tant qu’il aura besoin d’être sécurisé. Mais je ne compte pas partir quatre mois. Je reviendrai en pleine forme, plus déterminée que jamais, et pendant mon absence il y a une équipe très soudée qui fera le travail », a-t-elle assuré.
Si Marine Tondelier, qui « n’a pas dit son dernier mot » sur sa volonté d’unir la gauche, ne va pas au bout de sa campagne, ce sera pour des raisons de stratégie politique: les écologistes doivent encore décider s’ils veulent maintenir une candidature autonome, se rallier à Jean-Luc Mélenchon ou à une candidature sociale-démocrate.
La candidate écologiste, 40 ans, doit présenter mercredi « un livret sur la santé reproductive », dont elle veut faire « un enjeu de campagne ».
« Il y a des sujets qui sont omniprésents dans le quotidien des Français et dont on ne parle jamais en politique. Je l’ai fait avec la solitude, je l’ai fait avec le bien-être des enfants et là j’assume de le faire sur la santé reproductive », a-t-elle expliqué.
« Il y a une femme sur trois qui vivra une fausse couche dans sa vie. Il y a une femme sur dix qui est victime d’endométriose, il y a un couple sur cinq qui n’arrive pas à avoir d’enfant… Je veux que les gens sachent que ça existe et qu’on ait des solutions politiques pour accompagner », a-t-elle expliqué.




