Aucune attaque n’avait été répertoriée dans ces zones dans les 12 mois précédents, a indiqué dans un rapport cette société de surveillance des risques maritimes, qui souligne que les attaques qui surviennent désormais plus loin des côtes russes et ukrainiennes poussent les assureurs à rehausser les niveaux de risque dans ces zones.
Plus de 70% des frappes enregistrées en mer cette année l’ont été après le 1er juillet, indique le rapport.
Les frappes imputées à l’Ukraine ont concerné des navires liés à la Russie se trouvant essentiellement au large des côtes du nord de la Turquie et en haute mer au sud des ports de Novorossiisk et Sotchi, selon Ambrey.
L’organisation de l’assurance maritime basée à Londres JWC a ajouté la semaine dernière la mer Noire à sa liste de zones perçues comme présentant de hauts risques de guerre, terrorisme ou autres.
Cette désignation entraîne pour les armateurs des coûts supplémentaires, notamment en termes de primes d’assurance et de rémunération des équipages.
La nouvelle zone de risque inclut les zones économiques exclusives turques, roumaines, bulgares et géorgiennes, mais pas leurs eaux territoriales, plus proches des côtes.
« L’ajout de ces zones à la liste reflète le fait que la guerre a déjà dépassé les eaux russes et ukrainiennes », a relevé dans un communiqué Tomas Alexa, un expert chez Ambrey.
Les frappes au large de la Russie et de l’Ukraine, dans les zones qui étaient auparavant les seules de la mer Noire à être classées à haut risque par JWC, ont également augmenté.
Ambrey a répertorié au moins 156 navires de marine marchande attaqués dans les eaux russes et ukrainiennes entre le 1er juillet et le 21 septembre, contre 12 dans la même période l’année précédente.
Il y a également eu 139 frappes sur des ports dans la même période, contre 21 l’année précédente.




