Un accord de principe sur la reprise de STX France par Fincantieri a été signé le 12 avril à Paris.
Fincantieri, qui va reprendre 48% du capital, devra rester minoritaire pendant au moins huit ans et sera accompagné d’un investisseur italien indépendant, la Fundazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste. Côté français, l’Etat, qui détient un tiers du capital de STX France, conservera un droit de veto et le constructeur militaire public français DCNS entrera à hauteur de 12%.
Fincantieri, constructeur naval basé à Trieste et qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre les chantiers STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.
Le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue, a affirmé le 6 avril, lors de l’annonce du feu vert de l’Etat, que Fincantieri était porteur d' »un projet industriel ambitieux ».
L’accord comporte des engagements, notamment relatifs à la pérennité du site et de ses activités, ainsi qu’à l’investissement et au maintien de l’emploi, avait-il indiqué. Ainsi, le groupe s’engage « à ne pas supprimer d’emplois dans les 5 ans qui viennent », selon M. Sirugue.
Plusieurs syndicalistes ont néanmoins exprimé leur préoccupation. « Il y a une inquiétude sur les postes en doublon » avec Fincantieri, « un concurrent direct » de STX, évalués par FO à 500, et « cela précipite » l’entrée de partenaires chinois de Fincantieri sur le marché de la croisière, ce qui « nous fait extrêmement peur », avait alors déclaré à l’AFP Nathalie Durand-Prinborgne du syndicat FO.
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