Cette déclaration intervient alors que Taïwan mène ses exercices militaires annuels jusqu’à vendredi, pour préparer ses habitants à une éventuelle invasion chinoise.
La Chine considère l’île de 23 millions d’habitants comme l’une de ses provinces et a menacé de recourir à l’usage de la force pour en prendre le contrôle. Pékin déploie quasi quotidiennement navires, avions de chasse et garde-côtes autour de Taïwan, revendiquant ainsi sa souveraineté, rejetée par Taipei.
Dans ce contexte, le ministère chinois de la Défense a annoncé mardi qu’un de ses navires de guerre et une frégate indonésienne se livreraient à un exercice à l’est de Taïwan mi-août pour « améliorer les capacités opérationnelles conjointes des deux marines » et « garantir conjointement la paix et la stabilité régionales ».
De quoi faire bondir Taïwan, qui a « condamné fermement cette provocation militaire » du Parti communiste chinois (PCC), dans un communiqué de son Conseil des affaires continentales, chargé des relations avec Pékin.
« Cette action, en réalité (…) a pour objectif de donner pour fausse impression à la communauté internationale que le PCC a juridiction sur les eaux à l’est de Taïwan, et porte ainsi atteinte à notre souveraineté nationale et à nos droits et intérêts maritimes », ajoute le texte.
L’armée indonésienne n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.
En juin, déjà, Taipei avait jugé « provocatrice » une autre opération maritime menée par la Chine dans les eaux à l’est de l’île, y constatant un « expansionnisme déguisé ». La garde-côtière avait alors contacté par radio des cargos des environs pour recueillir des informations sur leur équipage et leur destination.




